La Cathédrale

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HISTOIRE DE LA CATHEDRALE


Plan de la Cathédrale d'Apt

Basilique Saint-Anne d’Apt, ancienne cathédrale Sainte-Marie

Apt a été le siège d’un évêché, depuis les tous premiers siècles du christianisme jusqu’à sa suppression par le Concordat de 1801.

Saint Auspice est considéré comme le fondateur de la chrétienté à Apt. Martyr au IIIe siècle, la cathédrale actuelle est construite, d’après la tradition, sur l’emplacement où il fut enseveli.

Au Ve siècle, on connaît l’évêché d’Apt grâce aux textes de Saint Jean Cassien de Marseille, qui écrivit à la demande de Saint Castor, évêque d’Apt, les ‘ Institutions Cânobitiques ‘ afin de lui faire découvrir la vie monastique en Orient.

Une première église du Ve siècle fut détruite fin VIIIe siècle par les Sarrasins.

La cathédrale actuelle, commencée au XIe ne sera achevée que vers la fin du XIIe.

Elle est dédiée à Notre Dame de l’Assomption.

LA FACADE

Elle est le résultat de trois époques différentes 13e, 14e et 18e où elle fut uniformisée. Dotée d’une porte d’un goût très classique, elle est surmontée de la Vierge de l’Assomption, patronne de l’église.

Vandalisée et fermée pendant la révolution, l’église fut réouverte au culte après le concordat en 1801. Le curé Beauchamp fera mettre une croix en fer sur la façade sur laquelle il sera posé en 1851 un Christ en fonte, provenant des Ateliers de Notre-Dame des Anges de Rustrel.

LA CRYPTE INFERIEURE (IVe siècle)

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Premier sanctuaire qui se trouve au milieu de la ville romaine, elle servit de sépulture au moment des grandes invasions. On y voit une stèle avec des inscriptions latines.

La crypte contient des niches dans lesquelles étaient placées, d’après la tradition, les reliques de Saint Auspice, de Saint Martian, Saint Castor et de Sainte Anne.

Dans le plafond, en réemploi, des dalles de chancel du VIIIe siècle qui se trouvaient dans l’église détruite au Xe siècle.

LA CRYPTE SUPERIEURE (XIe siècle)

Elle comporte un petit sanctuaire entouré d’un déambulatoire. De style roman, elle possède une voute en plein cintre et une abside cul de four.

Au XIe siècle, deux entrées latérales permettaient la circulation des fidèles et la vénération des reliques grâce aux arcades ébrasées vers le centre. Un escalier central a remplacé ces entrées.

Dans les arcades, le long du mur, des sarcophages du XIIIe siècle ont servi d’ossuaires pour les restes des chrétiens des siècles passés.

Un autel tabulaire du VIIIe siècle occupe le centre, il provient de l’église Saint Pierre (détruite)

L’EGLISE

Au moment de la construction (XIe), il n’y avait que deux nefs de trois travées, communiquant entre elles par de grandes arcades. Ces arcades se trouvent entre de très gros piliers, qui en vérité, sont les contreforts des deux nefs. On trouve les mêmes contreforts du côté Nord.

Les diverses transformations qu’ont subies cette nef et la façade Ouest de l’église, ne permettent pas de donner une figure exacte de ce qu’elle fut à l’époque romane.

Seule à conserver son caractère purement roman, la nef sud est couverte d’un berceau en plein cintre, soutenu par des doubleaux. Au départ de la voûte, une frise sculptée, composée de végétaux, la seule décoration sculptée de l’église, apparemment très dépouillée.

Plusieurs marches permettent d’accéder au sanctuaire.

L’abside sans décoration est séparée de la nef par un berceau transversal, où l’on retrouve la même frise. La fenêtre de l’abside a été bouchée par les constructions du XVIIIe siècle.

Un autel en marbre blanc dont la sculpture est très influencée par le décor des sarcophages paléochrétiens.

LA NEF CENTRALE

Ou Grand nef. De la nef romane primitive, on n’a rien conservé.

Seul le sanctuaire a gardé sa coupole octogonale sur trompes. Dans les trompes, symboles des évangélistes.

Le passage du plan barlong au plan carré se fait par deux arcades. La couverture de la nef, refaite au XVIIIe siècle, a été surélevée de deux mètres pour permettre l’ouverture de grandes fenêtres.

A la même époque l’abside romane est détruite et remplacée par un grand chœur, dans lequel sont placées les stalles, réservées aux chanoines de « Chapitre ». Sur les murs du grand cœur, on peut voir 9 tableaux des frères Delpech, peintres aptésiens, représentant des scènes de la vie de la Vierge

Dans la fenêtre axiale du chœur, est installé le plus grand vitrail de la cathédrale. Il représente Sainte Anne, la Vierge et l’Enfant Jésus (début XVIe). Cet ensemble « trinitaire » repose sur une fleur de lotus qui s’origine dans le flanc de Jessé (en bas et au centre). C’est le seul arbre de Jessé en l’honneur de Sainte Anne connu en France. Autour de ce groupe, un pape (sans doute Sixte IV) lève la main pour bénir.

Le sanctuaire a été décoré à la même époque. Le buffet d’orgue, les boiseries, les ferronneries des balcons, ainsi que l’autel majeur en marbre, don de l’évêque Mgr de Vaccon, sont du XVIIIe siècle.

De chaque côté de l’arc triomphal, deux statues en bois doré (fin du XVIIe) : Saint Roch et Saint Jérôme.

A gauche, en regardant le chœur, une Annonciation, copie XVIIe d’un tableau de XVe, se trouvant Ãà Florence, dans l’église de l’Annonciade.

Les tableaux de la nef sont tous du milieu du XVIIIe siècle et des frères Delpech. Ils représentent des scènes de la vie du Christ.

On trouve également dans l’église, sur le premier pilier de droite, en entrant, un tableau de Nicolas Mignard représentant Sainte Anne, Saint Joachim, La Vierge, Saint Joseph, l’Enfant Jésus et Saint Jean-Baptiste.

Sur le pilier de gauche, un ex-voto, don des Consuls de Villeneuve-Saint-André (Les Avignon) en remerciement à Sainte Anne pour son intervention lors de l’épidémie de peste au XVIIe siècle.

En face, un tableau de Lelong (XVIIe) représentant la Vierge portée par des anges venant prier sur la tombe de sa mère (Anne), entourée des saints Aptésiens.

LA NEF NORD (XIVe siècle)

Construite au XIVe siècle, elle est couverte sur croisée d’ogives, transformant ainsi les contreforts romans en gros piliers. Elle communique par les arcades avec la grand nef.

Au XVII et XVIIIe siècles, on a percé le mur nord pour construire des chapelles.

La chapelle « de la Vierge », du XVIIe, est couverte d’une coupole ovale. On y trouve deux statues de la Vierge, l’une en bois doré, l’autre en marbre de Carrare, ainsi que le buste en marbre de Mgr de Cely, dernier évèque d’Apt.

La chapelle  de « Jean-Baptsite » contient un sarcophage (fin IVe). Au centre, sur un pont, entre deux panneaux figurant le fleuve de la mort, le Christ est le « pontife », le « passeur ». Il est imberbe et tient en main la Croix, instrument de sa victoire sur le mal pour exprimer l’éternelle jeunesse de Ressuscité.

Un autel en bois est doré avec des médaillons peints par L’Aragon (début XVIIe).

Sur le mur, une icône représentant Saint Jean-Baptiste, avec à ses pieds un chevalier de l’Ordre des Hospitaliers, rapportée de Rhodes par les chevaliers lors de la perte de l’île.

Au couchant, une grande fenêtre en rosace avec les armes des Simiane d’Agoult (début XVe).

LA CHAPELLE SAINTE-ANNE

Elle se trouve à gauche en rentrant dans l’église. Construite au XVIIe sur les plans de Royers de la Valfenière, elle sera achevée en 1664.

La nef carrée est surmontée d’une coupole au dessus de laquelle se trouve depuis 1876 une statue dorée de Sainte Anne tendant une main protectrice sur la ville dont elle est la patronne.

A l’intérieur, les 4 angles sont ornés de statues des Evangélistes. Sur le coté gauche de la nef se trouve un autel de marbre avec une statue représentant Sainte-Anne et Marie enfant (Benzoni, 1877). Elles sont entourées des 2 statues en marbre représentant les grandes figures d’Abraham et de David. Le coté droit est occupé par un monument aux morts de la guerre 1914-1918 ainsi que par un cânotaphe de la famille de Sabran.

Le chœur a gardé sa décoration baroque du XVIIe : un grand fronton avec deux anges et un tableau de l’Assomption.

La  niche reliquaire est fermée par une lourde grille et par des volets peints (début XVIIe), représentant la vie de sainte Anne et des Saint patrons de la paroisse. Cette niche contient les bustes et les coffres reliquaire de Sainte Anne, de Saint Auspice et de Saint Castor (répliques du XIXe), ainsi que plusieurs autres reliquaires.

LE TRESOR

Dans l’ancienne sacristie de la chapelle. Il comporte :

- divers objets précieux
- une chasse en émaux limousins du XIIe
- un tableau représentant l’enterrement de la bienheureuse Delphine (XVe)
- des chasubles brodées (XVIIe) offertes par Anne d’Autriche lors de sa venue à Apt en 1660
- deux pièces exceptionnelles :

Le célèbre « berceau » de Sainte-Anne : statue de Jésus enfant, en bois, or et argent, datant du XIVe siècle
Un tissu arabe de l’époque fatimide (XIe)

LA CATHEDRALE, SIEGE D’UN EVECHE

Apt est un des plus anciens évêchés de la Province Ecclésiastique d’Aix. Au concile d’Arles de 314, l’évêque d’Apt était représenté par Romanus et Victor, prêtre et exorciste.

Par la suite les évêques eux-mêmes assistent à plusieurs conciles : en 439, Julius à Riez ; en 549, Clémentius à Orléans ; en 585, Pappus à Mâcon.

Suit la période sombre des vagues d’invasions successives qui déferlent sur la Provence.
Deux évêques très importants pour l’Eglise d’Apt :saint Etienne (XIe), qui fit reconstruire la cathédrale actuelle à la suite d’un voyage en Terre sainte ; et Hugues Bot, à qui on doit la nef du XIVe siècle.

Au XVIIe, Modeste de Villeneuve des Arcs entreprit la construction de la chapelle Sainte-Anne.

Jean de Gaillard, son successeur, en fit faire la décoration. Tous deux sont ensevelis dans le chœur de la chapelle.

Mgr de Gaillard a fait également reconstruire et décorer la chapelle Sainte-Catherine.
Jean Baptiste de Vaccon fonda pour les jeunes filles pauvres la maison de la Providence.
Le dernier évêque résidant à Apt fut Michel Eon de Cely, mort à Marseille le 6 décembre 1815.

Depuis le concordat de 1801, l’Evêché supprimé, Apt est rattaché à l’Archidiocèse d’Avignon.

LE CHAPITRE

Un chapitre entourait nos évêques dont la fonction était de prier et d’assurer la liturgie dans la cathédrale, dont il avait aussi la charge matérielle en finançant une partie des travaux et en assurant son entretien.

Le chapitre se composait de 12 chanoines, un prévôt, 13 clercs prébendiers.

Ce statut très particulier datait de 1277 à la suite de la réunion en la cathédrale Sainte-Marie des deux chapitres Saint-Pierre et Saint-Castor.

Les prêtres qui composaient le chapitre étaient très souvent des érudits licenciés en théologie, mais aussi en droit romain. Plusieurs furent évêques.

Le dernier nous est mieux connu, c’est Antoine Mery de la Canorgue, élu le 26 mai 1749 à la Prévôté.

Il exerça jusqu’à la Révolution et mourut en 1794.

LE CULTE

L’ancienne cathédrale d’Apt a été honorée du titre de Basilique Mineure en 1877, car elle possède des reliques de sainte Anne.

Sainte Anne est la patronne de la ville depuis 1373, où ce titre lui fut donné, après qu’elle est accordé sa protection à la ville au moment d’une épidémie de peste.

On la fête le dimanche qui suit le 26 juillet, jour de la fête de Sainte Anne et Saint Joachim, parents de la Vierge Marie.
La solennité du dimanche est précédée d’un triduum de prières les mercredi, jeudi et vendredi.

8 réponses à to “La Cathédrale”

  • Votre_Cure:

    Il est difficile de vous donner des jours et heures précisément - tout dépend des bénévoles disponibles pour tenir ouverte l’église.
    Donnez-nous plus de précision.
    Cordialement,
    La secrétaire,

  • Meagan:

    Quelle heure êtes-vous ouvert ? Je souhaitais faire un pèlerinage en Novembre .

  • MJ Vernet:

    Bonjour,
    j’ai entendu un témoignage à Pontmain d’un couple à qui j’avais fait part de mes origines provençales. Nous avons évoqué le fait que la Provence s’honore d’avoir reçu comme premiers évangélisateurs, la famille de Béthanie, ainsi que Sidoine, Maximin, Sara et les soeurs de Marie. Ils me révélèrent à ma grande surprise et émerveillement, que la barque des “Saintes Maries” avait transporté, en outre, le sarcophage contenant le corps de Sainte Anne, qui fut déposé à Apt. Pouvez-vous me donner des renseignements à ce sujet ou m’indiquer une bibliographie pour faire des recherches ?
    Merci beaucoup, en communion de prières
    avec notre bien-aimée Grand-Mère Sainte Anne
    MJ Vernet

  • Annino Anne-Sophie:

    Attn. Mlle Claude Pion

    Madame,

    Nous sommes libraire à Paris et l’un de nos clients, une bibliothèque universitaire étrangère souhaite obtenir une reproduction du ms.6 du Trésor de la Cathédrale d’Apt Antiphonale missarum. 13th century.
    J’ai contacté Mme Anne Laurent du Pôle Numérique IRHT - CNRS d’Orléans qui m’indique que cette reproduction est soumise à votre autorisation.
    Par conséquent, auriez-vous l’amabilité de bien vouloir nous autoriser à l’acquérir ?

    D’avance, merci de votre aimable collaboration.

    Cordialement,

    Anne-Sophie ANNINO
    Librairie Aux Amateurs de Livres
    62, avenue de Suffren
    75015 Paris
    Tél. : 01 45 67 18 38
    Fax. : 01 45 66 50 70
    Courriel : anne-sophie@auxam.fr

  • SAUVE:

    Bonjour,

    J’ai vécu à APT lorsque j’étais enfant.
    Je me souviens notamment d’une magnifique crèche dans la cathédrale et d’une messe de Noël en provencal.
    Pouvez-vous me dire si celà se fait toujours?
    Merci.

    Marie-Pierre

  • Delphine Bonny:

    Bonjour
    Je cherchais des informations sur ma Sainte patronne. Elle est censée être enterrée dans la cathédrale d’Apt avec son mari Elzear mais pas un mot sur le site de la cathédrale. Leurs restes ont ils disparu ?

  • Nicole Varoqui:

    Bonjour,
    Je serai très reconnaissante si une personne aimant bien la Cathédrale d’Apt, pouvait m’envoyer une photo de la peinture située à gauche, en regardant le chœur, une Annonciation, copie XVIIe d’un tableau de XVe, se trouvant à Florence, dans l’église de l’Annonciade.
    Sincèrement,
    Nicole

  • LORIN RF:

    Bonjour à toutes et tous,

    Je remets depuis bien longtemps ma démarche concernant la Bienheureuse Delphine qui est quelque peu oubliée dans votre historique! Je suis née un 26 Novembre date anniversaire de sa mort et compte bien faire ma démarche cette année.

    Avec tous mes remerciements pour cet Espace Commentaire

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