ALLELUIA des 8 et 9 juin

Samedi 7 juin. Cœur immaculé de Marie. Messe à 18 h  à
la cathédrale

Messe
à 17 h à Viens – 1ère communion d’Océane

Dimanche 8 juin – Le Saint Sacrement -

Messe à 10 h à la cathédrale
d’Apt   Confirmations

Messe à 10 h à Gargas

Messe à 11 h à Saint Saturnin
d’Apt. Premières communions

Lundi  10  juin - Messe
à18 h 30 à Notre Dame de la Garde

Mardi 11 juin. St Barbabé - Messe à 18 h 30 à la cathédrale

Mercredi 12 juin - Messe à 18h30 à la
cathédrale.

Jeudi 13 juin.
St Antoine de Padoue - Messe à 15h à la Madeleine

Vendredi 14 juin Messe à 15 h 30 à
l’hôpital

Samedi 15 juin -
Messe à 18 h à la cathédrale d’Apt

Messe à 18 h à Villars

Dimanche 16 juin - Messe à 10h à la cathédrale d’Apt  et 
Professions de foi

Messe à 10h à Gargas

Messe à 11 h à St Saturnin
d’Apt

Messe à 11h15 à Caseneuve

Les confirmands du dimanche 9 juin
à Apt :

Aude
DIFEDERICO - Nicolas MONTAGARD

Camille
ABDALLAH – Guilem DELATRE DE MAXIMY – Lucie GAMOND – Alexandra GOUMAND –
Manureva LATARD – Corentin LIVET – Inès MAYSTRE

Dimitri
ROUX – Flavien SOUCHAY – César YDAIS

 

           Il  nous a quittés – Notre prière l’accompagne

Guy VALENTIN

LES ESTIVALES DE BERDINE

Pour
fêter ses quarante années d’existence,

la
BERGERIE DE BERDINE vous accueille

de
10 heures du matin jusqu’à 23 heures le samedi 15 Juin

10 h – 12
h
Le spectacle est dans les rues et sur les places

Jean-Louis Bérard - poèmes

Louda Colin - chants
russes

Sophie Hutin
chorégraphies libres

Association le Village Cavaillon - orchestre

Berdinois -
Saynètes berdinoises

Raphaël Bembaron - Atelier
culinaire

Atelier
maquillage

11 h – 13
h
Martin HIRSCH -
Conversations sur l’engagement

12 h Luc CHOQUER - Vernissage expo photos

« PORTRAITS DE BERDINOIS »

12 h 30
Repas à base de produits de Berdine

Toute
la journée le
Berdine des enfants: des animations multiples et variées

14 h Bérengère KRIEF – ONE
WOMAN SHOW

15 h 30
LE MEDECIN VOLANT de Molière

La troupe d’ARES Atelier

Mise en
scène : Philippe COMBENEGRE

16 h 30
Pause et Détente

17 h 30
CLERAMBARD de Marcel AYME

La troupe Berdinoise

Mise en
scène : Philippe COMBENEGRE

19 h Concert BACH – MOZART - BEETHOVEN

Sextuor de l’Orchestre Régional Avignon Provence

20 h 15
Repas

21 h 30 Jean-Louis
TRINTIGNANT

et ses musiciens  enchantent les Poètes libertaires

Participation (spectacles –repas) : 20€
gratuit pour les moins de 12 ans.

 

Concert à
la cathédrale d’Apt samedi 15 Juin à 20h30

Orphée et Eurydice  de C W GLUCK et en première partie musique
sacrée Arvo Pärt et J S BACH.

Chœurs : l’Opéra
dans ma rue ; orchestre :Ensemble Délicioso

Réservation
conseillées :04 90 72 38 41  
prix :12€    gratuit jusqu’à
12 ans

 

Le catholicisme intransigeant, une
tentation permanente

Forum
Mgr Claude Dagens, évêque d’Angoulême, de l’Académie française

Un certain nombre de
catholiques français, qu’il ne faut pas confondre avec l’Église catholique qui
est en France, sont, sans le savoir, fidèles à une tradition qui vient de très
loin, bien avant la Révolution française. Ils se laissent déterminer de
l’extérieur, par ce que le général de Gaulle appelait les « circonstances »
de la vie politique. Ils sont pris dans des rapports de force qui leur
échappent, mais en fonction desquels ils rêvent d’affirmer leur identité, de
façon militante, soit en se défendant contre ceux qui les contestent, soit en
participant à des manœuvres offensives, espérant retrouver ainsi des positions
dominantes dans notre société.

Cette posture militante, cette culture de combat
n’est pas nouvelle. Elle correspond à cette longue tradition qu’Émile Poulat,
René Rémond et bien d’autres historiens ont désignée comme celle du
catholicisme intransigeant qui s’est développée tout au long du
XIXe siècle, pour résister à tous ceux qui semblaient hostiles à
l’autorité de l’Église. Cette interminable guerre des deux France s’appuyait
sur des idéologies consistantes, d’un côté celle qui inspirait le parti
clérical, et de l’autre celle qui accompagnait la naissance et l’affirmation du
projet laïque.

On peut toujours rêver de réveiller ces vieilles
querelles, en invoquant d’un côté le programme de l’Action française de Charles
Maurras et de l’autre les réalisations de Jules Ferry ou les idées de Ferdinand
Buisson, sans parler de la rivalité entre les curés et les instituteurs. Mais
c’est peine perdue. Parce que les idéologies qui soutenaient ces projets
politiques sont mortes et que personne ne peut les ressusciter, à moins de
faire le choix, du côté catholique, d’un enfermement dans des réseaux serrés
qui se réclameraient d’une foi pure et dure et, du côté laïque, de la remise en
valeur d’une morale fondée sur des valeurs abstraites.



Mais il faut être réaliste : certains, qui se méfient des religions, doivent se
réjouir en sourdine de voir que la figure du catholicisme semble aujourd’hui se
confondre avec ce courant offensif. Quelle aubaine pour eux de dénoncer ces
durcissements qui se produisent sur la place publique ! Comme il serait facile
d’assimiler l’Église tout entière à ces expressions musclées de la foi ! Quel
triomphe si l’on parvenait à montrer que les croyants sont tous des violents et
des obscurantistes !

 

Si les ultras devaient l’emporter chez les
catholiques, alors la voie serait libre pour les ultras anticatholiques, trop
heureux de relever alors le défi qui leur serait lancé !

Il est donc urgent de raison garder et de
remettre les réalités dans une perspective historique. Les affrontements qui
accompagnent le projet de loi destiné à ouvrir le mariage et l’adoption aux
couples de même sexe ne sont qu’un épisode révélateur de la crise du mariage et
de l’effacement des valeurs communes qui fondaient notre société. Mais faut-il
se résigner à ces explosions d’individualisme militant qui valent aussi pour
des jeunes catholiques? L’urgence est plutôt de lutter contre tout ce qui
déshumanise notre société, contre tout ce qui envenime les pauvretés muettes,
contre tous ces processus qui réduisent les personnes à des objets manipulables
selon les exigences exclusives de la rentabilité financière ou technique, en
tous domaines.

Quant aux responsables de l’Église catholique en
France, dont je suis solidaire, ils seraient mal inspirés s’ils cherchaient à
prendre en marche le train des poussées politiques, en essayant de faire
plaisir aux ultras et aux autres. Si cet opportunisme l’emportait, il faudrait
en payer le prix dans quelques années. Je suis préoccupé, parce que j’ai
parfois l’impression que la joie provoquée par l’élection du pape François est
estompée par les crispations actuelles et que la référence à la simplicité et à
la force de l’Évangile s’atténue ! Que diable, si l’on peut dire, allons-nous
renoncer à nous déterminer de l’intérieur de notre foi catholique et de
l’espérance que nous mettons dans la miséricorde du Christ ? Ce n’est pas de
calculs politiques que nous avons besoin, c’est du courage d’être nous mêmes,
des disciples et des témoins de Celui qui est venu pour « chercher et
sauver ce qui était perdu »
(Luc 19, 10) et aussi pour « réunir
les enfants de Dieu dispersés »
(Jean 11,52).

Comme
il serait facile d’assimiler l’Église tout entière à ces expressions musclées
de la foi !

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