Archive pour mars 2011

Alleluia 19 20 Mars 2011

ALLELUIA  N°5

Les offices de la semaine à Apt :

Samedi 19 mars : St. Joseph. Messe à 18h. à la cathédrale.

Dimanche 20 mars :  2éme dimanche du carême. Messe à 10h.30 à la cathédrale.

Lundi 21 mars :  Ste Bénédicte. Messe à 18h. à N.D. de la Garde.

Mardi 22 mars : Bx Clément Auguste Graf von Galen. Messe 18h. à la chapelle du St Esprit.

Mercredi 23 mars : St. Turibio de Mogrovo Messe 18h. à la chapelle du St Esprit.

Jeudi 24 mars. St. Aldemar de Capoue

Vendredi 25 mars :  Annonciation . Messe à 15h.30 à l’hôpital.

Samedi 26 mars : St. Ludger  Messe à 18 h. à la cathédrale .

Dimanche 27 mars : 3 ème dimanche de carême.

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Le temps du carême.  Un temps de retraite spirituelle que propose l’Eglise, où chacun essaie de vivre dans le secret de son cœur, car Dieu seul lit  dans le secret de notre cœur ,

 l’aumône, le partage et la prière.  Notez bien que le dimanche 10 Avril. 5éme dimanche de carême sera un dimanche de célébration de la pénitence pour tout le Pays d’Apt. Chacun pourra recevoir le sacrement de réconciliation après la liturgie de  la parole et nous vivrons tous l’Eucharistie en action de grâce.

Samedi 26 Mars, journée portes ouvertes à l’Ecole du Sacré-Cœur et au Collège Jeanne D’Arc de 9 h. à 12h30.                                                                                        Au collège le thème est : vivre et grandir.                                                                     Tout élève peut être réduit aux difficultés du moment : il est un être en devenir .Aidons le à grandir en lui proposant de devenir le plus humain possible.

La pluie était au rendez-vous, mais malgré elle, vous êtes venus nombreux, très nombreux pour la paëlla organisée par la Paroisse. Merci à tous de votre soutien pour que les enfants puissent  partir en pèlerinage à Lourdes.

Merci aussi à tous les bénévoles, sans lesquels nous ne pourrions organiser ces rencontres conviviales. Merci encore . Nous nous reverrons, si vous le voulez, le 2 Juillet, pour une nouvelle rencontre festive au jardin public. Le soleil sera là …….

 

 

                                         

POUR NOTRE FOI, LA TRANSFIGURATION

 

« En vérité, je vous le déclare, parmi ceux qui sont ici, certains ne goûteront pas la mort avant de voir le Fils de l’homme venir dans son royaume ». Ces paroles énigmatiques qui, chez Matthieu, comme chez Marc et chez Luc, précèdent immédiatement le récit de la Transfiguration, éclairent celle-ci, en même temps qu’elles sont éclairées par elle.

Que signifie « goûter », sinon ne pas manger vraiment ? Sinon, ici, non pas mourir, mais vivre profondément la mort d’un proche ? De toute évidence, Jésus parle ici de sa propre mort, qu’il vient d’annoncer et qu’il doit subir à Jérusalem, une mort qui pourrait bien être une catastrophe pour le groupe des disciples, et non de leur mort à eux, que tous connaîtront.

Il en prend donc trois avec lui sur la montagne, à l’écart, loin des commentaires du monde. Trois qui pourront témoigner de son identité et de sa victoire sur la mort. Trois qui l’auront vu transfiguré : « Son visage resplendit comme le soleil et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière », vêtements dans lesquels saint Augustin lira l’image de l’Église, « portée » par le Christ, « lumière de la lumière », par qui les saints ont été blanchis de tous leurs péchés.

Mais son royaume n’est pas de ce monde et il est vain de vouloir dresser trois tentes, une pour Jésus, et une pour chacun de ses interlocuteurs, Moïse et Elie, la Loi et les Prophètes. Pierre n’a pas encore compris ce qu’indiquait pourtant la nuée lumineuse qui les enveloppait tous : la profonde unité du don de Dieu, qui nous unit, pour nous prendre avec lui. L’Évangile ne dit pas autre chose que ce que disaient, dans leur profondeur, la Loi et les Prophètes. Mais écoutons la fin du Sermon 79 d’Augustin, à propos de ce que dit la voix venue du ciel :

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis mes complaisances : écoutez-le. » Écoutez-le, quand Élie parle ; écoutez-le, quand parle Moïse. Que les Prophètes ou que la Loi parlent, écoutez-le, car il est la voix de la Loi et la langue des Prophètes. Il s’est fait entendre par eux et, le temps venu, lui-même est apparu. Écoutez-le, écoutons-le. L’Évangile lu tout à l’heure, considère-le comme étant la nuée, à partir de laquelle sa voix résonnait pour nous. Écoutons-le : ce qu’il dit, faisons-le ; ce qu’il promet, espérons-le »      Jean Mallein

 

 

                   Un vent de liberté

 

Le vent de liberté qui souffle sur les pays arabes depuis quelques mois inquiète les chancelleries occidentales. Traumatisés par la révolution iranienne, nous avons soutenu pendant des décennies des dictatures censées être un rempart contre l’islamisme. Peu nous importait que les droits de l’homme les plus fondamentaux soient bafoués, que la liberté d’expression n’existe pas, que les démocrates soient emprisonnés, qu’une petite caste corrompue pille toutes les ressources du pays à son profit… Nous pouvions dormir en paix?: ces dictateurs dociles nous préservaient de l’éventuelle prise de pouvoir d’incontrôlables islamistes. Ce que nous voyons aujourd’hui, c’est que ces peuples se révoltent parce qu’ils aspirent, comme nous, à deux valeurs qui fondent la dignité humaine?: la justice et la liberté. Ce ne sont pas des idéologues barbus qui ont lancé ces révoltes, mais de jeunes chômeurs désespérés, des hommes et des femmes éduqués et indignés, des citoyens de toutes catégories sociales qui réclament la fin de l’oppression et de l’iniquité. Des gens qui veulent vivre librement, que les ressources soient plus justement partagées et distribuées, qu’une justice et qu’une presse indépendante puissent exister. Ces gens, dont nous pensions qu’ils n’étaient capables de vivre que sous la poigne de fer d’un bon dictateur, nous donnent aujourd’hui une leçon exemplaire de démocratie. Espérons que le chaos ou une reprise en main violente n’étoufferont pas les flammes de la liberté. Et comment faire semblant d’oublier qu’il y a deux siècles, nous avons fait nos révolutions pour les mêmes raisons??
Certes, l’islamisme politique est un poison. De l’assassinat des chrétiens coptes en Égypte à celui du gouverneur du Punjab favorable à la révision de la loi sur le blasphème au Pakistan, ils ne cessent de semer la terreur au nom de Dieu et nous devons lutter de toutes nos forces contre le développement de ce mal. Mais ce n’est certainement pas en soutenant d’impitoyables dictatures que nous allons l’enrayer, bien au contraire. On sait que l’islamisme se nourrit de la haine de l’Occident et une bonne partie de cette haine vient justement de ce double discours que nous tenons sans cesse au nom de la realpolitik?: oui aux grands principes démocratiques,
non à leur application dans les pays musulmans pour mieux les contrôler. J’ajouterais que cette peur de la prise de pouvoir par les islamistes me semble de moins en moins plausible. Non seulement parce que les fers de lance des révoltes actuelles en Tunisie, en Égypte ou en Algérie sont très éloignés des milieux islamistes, mais aussi parce que, même si les partis islamiques vont nécessairement prendre une place importante dans le jeu démocratique à venir, ils ont extrêmement peu de chance de détenir une majorité. Et quand bien même cela arriverait, comme en Turquie au milieu des années 1990, il n’est pas dit que la population les autorise à instaurer la charia et les affranchisse de la sanction électorale. Les peuples qui tentent de se débarrasser de longues dictatures n’ont guère envie de retomber sous le joug de nouveaux despotes qui leur supprimeraient une liberté si longtemps désirée et si chèrement acquise. Les peuples arabes ont observé très attentivement l’expérience iranienne et sont parfaitement lucides sur la tyrannie que les ayatollahs et les mollahs exercent sur toute la société. Ce n’est pas au moment où les Iraniens cherchent à sortir de la cruelle expérience théocratique que leurs voisins risquent d’en rêver. Laissons donc de côté nos peurs et nos bas calculs politiciens pour soutenir avec enthousiasme et sans réserve les peuples qui se dressent contre leurs tyrans. 

  Editorial de Frédéric Lenoir . Le Monde Des Religions 

 

  

«  L’autre côté de la vie c’est le printemps, il y fait Dieu, comme il fait soleil sur nos printemps de la terre. »

                                                           Didier Decoin.